LIBYE : MENFI ALERTE CONTRE UN SABOTAGE DU PROCESSUS POLITIQUE

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Libye : Menfi alerte contre un sabotage du processus politique

( 05 février 2026 | 09:42 )

Le chef du Conseil présidentiel libyen estime que l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi vise à compromettre la réconciliation nationale et la tenue d’élections, appelant au calme et à l’attente des résultats de l’enquête officielle.

Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Menfi, a appelé mercredi les acteurs politiques, médiatiques et sociaux à faire preuve de retenue dans le discours public et à rejeter toute incitation à la haine après l’annonce de l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi. Selon Menfi, cet acte vise à « saper les efforts de réconciliation nationale et la tenue d’élections libres et équitables par lesquelles le peuple choisit ses dirigeants », dans un contexte politique déjà fragilisé par des divisions persistantes.

Dans un communiqué, Menfi a insisté sur la nécessité d’attendre les conclusions de l’enquête officielle concernant « l’assassinat du candidat à la présidence ». Il a affirmé suivre de près les déclarations du bureau du procureur général, notamment les mesures d’enquête préliminaires engagées pour établir les circonstances et les causes du crime.

Le chef du Conseil présidentiel a réitéré son engagement à garantir qu’aucune impunité ne prévaudra, soulignant l’importance d’une procédure rigoureuse et transparente pour préserver la confiance du public.

Menfi a également indiqué comprendre les inquiétudes de l’opinion publique face à la gravité de l’événement. Il s’est félicité du recours à un soutien technique et à l’expertise nécessaires, dans le strict respect du cadre légal, afin d’accélérer les investigations et d’en améliorer la transparence. Selon lui, la crédibilité des institutions judiciaires demeure un pilier central pour éviter toute exploitation politique de l’affaire et pour maintenir le cap du processus de stabilisation.

Parallèlement, Moussa Al-Koni, membre du Conseil présidentiel, a appelé au rejet de la violence politique. Dans un message publié mercredi sur son compte Facebook, il a déclaré : « Non aux assassinats politiques et à la prise de revendications par la force », soulignant que la Libye ne pouvait avancer que par le dialogue, seul moyen, selon lui, de rétablir une communication constructive entre toutes les parties et de parvenir à une solution durable à la crise.

Plus tôt dans la journée, le bureau du procureur général a annoncé, dans un communiqué, que Saïf al-Islam Kadhafi était décédé des suites de blessures par balle, après examen de son corps. Son avocat français, Marcel Ceccaldi, a déclaré à L'Agence France-Presse AFP que son client avait été tué mardi à son domicile de Zintan par un commando de quatre hommes, dont l’identité reste inconnue. L’équipe politique de Saïf Kadhafi a, de son côté, affirmé que les auteurs seraient poursuivis et punis, assurant que « ce crime ne restera pas impuni ».

MK/AK/Sf/APA

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2026-02-05T11:06:04Z